Intrigue détournée: l'homme dont ce n'était pas l'histoire dans Le Père Goriot

Quand le récit se détourne du personnage éponyme.

Introduction

Drôle d'effet, et quelle surprise pour le lecteur, que de découvrir le roman intitulé Le Père Goriot avec ces premiers mots : "Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le quartier latin et le faubourg Saint-Marceau.". Profitant de ces brève précisions, le récit nous donne à découvrir, grâce à la minutie des descriptions, le lieu du "drame" que sera la pension, non sans les divagations et commentaires de l'instance auctoriale selon la coutume balzacienne. Conséquemment à la description du lieu, au portrait des personnages et quelque anecdote concernant la tenancière de cette affaire, le lecteur zélé et impatient cherche encore et toujours l'histoire du pauvre Père Goriot, connu de tous pour être le grand sacrifié de sa propre existence, l'homme si dévoué au bonheur de ses filles. Le fait est qu'au gré des pages, alors que l'on découvre progressivement les multiples intrigues et les différents personnages Goriot semble être l'à-côté narratif de sa propre histoire. Comment comprendre alors que ce récit balzacien puisse tenir, tandis que la clef de voûte devant supporter l'édifice qu'est le roman, c'est-à-dire le protagoniste, paraîsse absent de sa propre histoire?

Lors de notre parcours de l'oeuvre, nous aspirons à clarifier la structure générale d'un roman où le personnage éponyme paraît tout à fait secondaire, où la construction narrative repose sur les diverses figures du roman pour construire, en le détourant, le portrait d'un père qui s'efface pour l'oeuvre de sa vie.

I.

Lala

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II.

Lala

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Conclusion

lala

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